Comme pour toutes les plantes, les notions de culture
varient selon les espèces. Il existe n"anmoins une
caractéristique générale qui concerne l'arrosage vu que
la plupart d'entre-elles proviennent de région à climat
sec et du fait même de leur caudex, il sera nécessaire
d'apporter des arrosages parcimonieux (exception faite
des espèces tropicales : Brighamia,
Une autre tendance sera pour les températures, vue que
la grande majorité d'entre-elles poussent en zones
désertiques chaudes, il faudra les maintenir hors gel,
sauf exception.
LES PACHYPODIUMS.
concernant leur culture, il faut distinguer plusieurs
catégories.
1/ Pour les Sud Africains :
a/ P. namaquanum
b/ P. lealii lealii
c/ tous les autres
2/ Pour les Malgaches :
a/ P. lamerei, geayii, ruttenbergianum, sofiense,
meridionale, rosulatum
b/ les caudiciformes horombense, eburneum, gracilis,
inopinatum, densiflorum....
c/ P. baronii, windsorii, decaryii
d/ brevicaule
P. namaquanum. c'est un Pachypodium qui peut avoir
plusieurs cycles de pousses et de chutes de feuilles
dans l'année. Sa croissance sera favorisée par des
températures tempérées (environ 20°). Ainsi, il aura
des feuilles au printemps, en automne et en été quand
les températures chutent. Lorsqu'il est greffé sur
lamerei, il pousse beaucoup plus vite et est quasiment
en feuilles tout l'été. Sur ses propres racines il lui
faut un substrat très minéral donc surtout bien
drainant à base de pumice. la serre froide à tempérée
lui convient.
P. lealii. C'est l'un des plus difficiles à conserver.
Il demandera un sol quasiment 100% minéral pour
supporter l'humidité de l'hiver, ainsi qu'une
température hivernale aux environs de 12°c mini
Tous les autres Sud Africains ne présentent aucune
difficulté particulière, ils supportent la serre froide
voire de courtes périodes de gel au sec. Un substrat
classique pour plantes succulentes leur convient
parfaitement. Seul le saundersii a une particularité :
sa floraison intervenant à l'automne, l'ensoleillement
est pratiquement toujours insuffisant à cette époque,
au nord de la Loire, pour que les boutons aillent à
terme. Dans de rares cas ils peuvent passer l'hiver et
donner quelques fleurs. Mis à part cela il reste une
espèce facile de culture.
Pour les Malgaches (a) ils font partis des plus faciles
à cultiver, même si, du fait de leur développement, il
est très difficile voire impossible d'obtenir des
fleurs sur la plupart d'entre-eux dans le nord de
l'Europe. Un minimum de +10° c en hiver leur est
nécessaire.
Ceux de la catégories (b), sont souvent très
contrariants car ils peuvent s'affaiblir du jour au
lendemain sans que l'on en sache la raison. En fait,
les racines sont très délicates et peuvent se dessécher
et/ou pourrir au moindre arrosage au mauvais moment ou
non arrosage. Il faut alors impérativement dépoter la
plante, retirer toutes les racines mortes et remettre
un nouveau substrat. La pierre ponce Italienne est
l'une des meilleures pour un tel enracinement et
parfois il est nécessaire de recourir à une chaleur de
fond. Hormis cela, ils passent très bien l'été en
extérieur au soleil. En hiver, un minimum de 10° c
leurs est nécessaire.
Les Pachy de la catégories (c) ne sont pas difficiles,
comme ceux de la cat. (a) mais ils sont juste plus
frileux. le decaryi peut même mal supporter les pluies
froides de l'été et les deux autres sont limites. En
hiver, il leur faudra un minimum de 12/15°c.
le cas du P. brevicaule reste à part. Il semblerait
qu'il pousse dans des sols dégradés très acides et que
ce serait l'espèce la moins frileuse. De source sûre,
il aurait supporté jusqu'à -8°c dans une serre, et,
parait-il (mais sous réserve) résisterait à -18°c !
Mais la difficulté est de le maintenir vivant
longtemps, qu'il soit importé ou issu de semis. Pour
cette raison, la plupart du temps on le greffe sur
lamerei et là il résiste de nombreuses années sans le
moindre soucis, mais, à ce moment là il convient de le
maintenir au-dessus de 5°c en hiver. Des plantes
cultivées en tourbe blonde pure semblent donner des
signes de survie plus longs. La pierre ponce donne des
résultats qui ne sont pas durables et, souvent, il faut
leur appliquer le même traitement que ceux de la
catégorie b. certains collectionneurs les conservent
sur leurs propres racines sans soucis mais sans qu'un
facteur évident puisse être apporté à l'ensemble des
cultures pour le maintient de cette plante qui est
pourtant un must dans ce genre.
Sauf exception, la meilleure méthode pour cultiver les
Pachypodium caudiciformes est de les planter dans un
sol très minéral, bien drainant. de les mettre en
extérieur tout l'été (attention néanmoins à la grêle)
même dans le nord de la France (l'été pluvieux et froid
de 2007 a démontré que ces plantes appréciaient tout
particulièrement une exposition très ensoleillée. Ainsi
ils conservent leurs formes trapues que certains
horticulteurs n'arrivent pas à garder du fait de la
culture en serre. un apport d'engrais potassique est
nécessaire afin d'assurer une certaine croissance mais
aussi une floraison.